Project Description

PAIRE D’ENCOIGNURES

Encoignures marquetées

Une exceptionnelle paire d’encoignures paire d’encoignures d’époque Transition estampillées BIRCKLE

Marqueterie au décor lacustre

De forme légèrement galbée, elles ouvrent par deux vantaux en marqueterie de bois de rose dans des encadrements de bois d’amarante aux angles rentrants.

Au centre, un véritable tableau marqueté au décor lacustre illustrant des scènes de ruines à l’Antique animées de pêcheurs, naviguant sur des barques et entourés de cygnes, avec au loin un hameau aux quelques croisées éclairées. Notons que sur chaque meuble, ces scènes sont traitées d’une manière similaire mais pas tout à fait identiques avec des nuances et des variations dans le traitement de leur décor.

En partie supérieure, sous le marbre, prend place dans un fond décreusé à placage teinté vert, une riche frise en bronze ciselé, doré et ajouré. Elle se développe en remarquable entrelacs en oves avec fleurons dans les intervalles et centrées d’hélianthes .Ce bronze harmonise et enrichit la façade. Rappelons que les bronzes en frise sont l’apanage des meubles de grande qualité.

Les larges montants à pans coupés à décor en aplat de cannelures simulées marquetées présentent un léger ressaut. Ils sont sommés d’un bronze en triglyphe et tore de laurier sur un entablement  cannelé à dentelures et guirlande de laurier. Ils sont terminés par des petits pieds cambrés à léger décrochement rentrant, aux sabots griffus et feuillagés d’acanthe en applique en bronze ciselé et doré.

Au bas, sur un ample tablier découpé, une urne sur un socle supporté par une tête de félidé encadrée de part et d’autre de feuillages stylisés en bronze doré finement ciselé.

Elles sont coiffées d’un marbre mouluré brèche d’Alep – Dont un d’origine.

Estampille de Jacques BIRCKLE (1734-1803) – Reçu à la Maîtrise le 30 juillet 1764 – Fournisseur du Garde-meuble sous Louis XVI

Epoque Transition Louis XV – Louis XVI

Dimensions :
Hauteur : 90 cm
Largeur : 73 cm
Profondeur : 53 cm


Caractéristiques – Conservation:
– Discrétion du galbe-
– Belle amplitude des dimensions
– Richesse du décor
– Frise en bronze ajouré : signe de qualité
– Scène lacustre aux ruines Antiques
– Parfait état de conservation
– Marqueterie originelle
– Bronzes d’origine
– non redorés
– Serrures d’origine

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Notre paire d’encoignure est représentative de l’œuvre de Jacques BIRCKLE.

Pièces de collection par leur parfaite intégrité – Qualité musée
Un parfait exemple de la maîtrise du style néoclassique naissant sous la Transition avec l’incontournable passion pour les Civilisations antiques diffusées par le Grand Tour, où les jeunes gens des plus hautes classes de la  société  parcouraient l’Europe et particulièrement l’Italie.

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Jacques BIRCKLE : (1734 – 7 mars 1803) – Reçu Maître à Paris le 30 juillet 1764
D’abord ouvrier libre, Jacques BIRCKLE exerça rue de Charenton où il fut reconnu très bon artisan. Maître le 30 juillet 1764 et établit alors rue Saint Nicolas, il fut appelé en 1785 comme fournisseur du Mobilier Royal et reçu des commandes pour la Reine Marie-Antoinette. C’est alors qu’il produisit un grand nombre de pièces en acajou et bois précieux, destinées aux Service des  Enfants de France, au duc d’Orléans, à Monsieur de Calonne, au marquis d’Aumont, aux princesses de Lamballe et de Tingry. ll fut également appelé à meubler le pavillon du Grand Montreuil de madame Elisabeth. Malheureusement, et comme nombreux ébénistes de renom,  la tourmente révolutionnaire fit cesser son activité pour la Couronne. A son décès,  son fils reprend l’atelier et pérennise son nom jusqu’au premier quart du XIX° siècle.

Son talent de marqueteur :
Sa production est caractérisée par une marqueterie aux belles tonalités vives et contrastées sur un fond de bois clairs, créant un effet spectaculaire et dont la finesse de la marqueterie s’ajoute à l’harmonieuse conjugaison des différentes parties du décor. Jacques BIRCKLE connut un vif succès à l’apogée du siècle des Lumières où il représente en trompe l’œil un dallage noir et ivoire en perspective où sont posés des vases de fleurs sous une draperie, tel un rideau de scène. Parmi sa production, notons des commode galbées encore d’esprit Régence, des commodes sauteuses et des secrétaires Louis XV, des vitrines, des commodes Transition ou Louis XVI à ressaut, des bureaux plats. Dans un jeu de placages de bois précieux et d’encadrements classiques, s’inscrivent des marqueteries toujours très abouties aux  motifs géométriques, bouquets, vases fleuris, draperies, trophées et rubans.Il faut noter un bureau de pente Louis XV très élégant de haut niveau paré d’une exceptionnelle marqueterie significative de son art : une marqueterie très élaborée ou figurent notamment sur le ressaut central des paysages, des architectures, des compositions de trophées.

MUSEES :
– PARIS : Arts décoratifs
– PARIS : Cognacq-Jay
– PARIS : Petit Palais
– VERSAILLES : Lambinet